Azay-le-Rideau, la forteresse de Chinon
8h ! Nous terminons de déjeuner à l’hôtel et nous embarquons en direction du château d’Azay-le-Rideau qui se situe à une trentaine de kilomètres de Tours. En arrivant ce site on peut être un peu déçu car en comparaison de Chenonceau ou de Chambord, la virtuosité de son architecture est moins démonstrative, mais il ne faut pas se fier à cette première impression.
Ce petit château sur deux étages a été construit au début du règne de François 1er par Gilles Berthelot, un financier de la région. Le site marque le début de l’engouement pour le style italien propre à la Renaissance, caractérisé entre autre par son immense escalier et la luminosité des salles. Néanmoins certains détails montrent que nous ne sommes encore qu’au commencement d’une ère, ainsi l’eau tout autour du château (il est construit sur île au milieu de l’Indre), les tours d’angles et le chemin de ronde rappellent quant à eux l’époque médiévale.
Nous suivons l’intéressante visite guidée, à travers la bibliothèque, le salon, l’antichambre, la grande chambre, la loggia, la grande chambre… Les pièces sont relativement peu meublées, et on a la sensation un peu désagréable de ne visiter qu’un musée et pas un lieu de vie véritablement, ce qui est globalement assez désappointant pour la plupart des châteaux de la Loire.
Après un déjeuner dans un restaurant d’Azay-le-Rideau même, nous remontons vers Tours pour nous arrêter au château de Chinon, qui constituera la dernière étape de notre voyage en Val de Loire.
La forteresse royale de Chinon est ce qu’on pourrait appeler une sorte de masterpiece, il est juste impossible de visiter tout ce qu’il propose en une seule visite (alors en un après-midi !). L’origine de cette forteresse monumentale est à chercher au 5e siècle, mais c’est au 12e qu’il commence à prendre toute son ampleur sur son éperon rocheux. Le premier regard sur cette forteresse est troublant tant elle semble scellée à la pierre. Depuis l’an dernier, elle est en travaux, car les ajustements et les transformations successives auraient fini par dénaturer le site. La visite est un peu fatigante car le lieu est immense.
Finalement le soir nous rentrons sur Tours, avant de redescendre sur Perpignan, faire réparer notre pneu !
Voilà, c’est la fin de mon récit des visites de six châteaux de la Loire, j’espère que vous avez apprécié, en tout cas moi, j’ai pris le goût de l’écriture sur Internet, et je compte bien poursuivre dans cette lancée !