
Depuis la fin de la guerre en 1995 et la de sa reconstruction en 2003, Sarajevo est devenue une destination comme une autre. Enclavée dans des montagnes verdoyantes, je l’ai visitée il y a maintenant deux ans, et les marques de la guerre et du siège étaient omniprésents malgré tout. Immeubles écroulés et défoncés, impacts de balles dans les façades, et bien sûr la guerre est surtout encore très présente dans les esprits et sur le visage des habitants. Sarajevo m’a laissé un souvenir incroyable, de petites rues charmantes dans lesquels cahotent des tramways aux couleurs vives, et le quartier ottoman à un charme indéfinissable. Le genre de ville qu’on ne voit nulle part ailleurs dans le monde, un mélange étonnant de culture occidentale et d’orientalisme le tout passé à la sauce turque ! Les petites maisons en pierre ou même parfois en bois sur un seul étage, avec des toits qui rappellent ceux des pagodes chinoises. Le résultat est unique et ne peut se croiser ailleurs qu’à Sarajevo. Les hivers y sont très rigoureux, plusieurs centimètres de neige, mais je n’ai connu que le printemps là-bas.
Culturellement, Sarajevo est naturellement destinée à être un pôle incontournable, on l’appelle parfois « la Jérusalem d’Europe », j’y ai croisé un nombre considérable de galerie d’art proposant les travaux d’artistes Bosniaque, d’une grande qualité. Il y a aussi un festival de cinéma tous les étés et aussi un autre de théâtre. Les populations, comme toujours dans les pays de l’est, sont d’une convivialité extrême !
J’ai adoré les quelques jours passés là-bas, comme la Croatie il y a quelques années, Sarajevo est voué à devenir un pôle touristique considérable et incontournable alors, autant aller la visiter maintenant qu’elle est encore elle-même, authentique et profonde.