
GUATEMALA et BELIZE
LE PAYS DES COULEURS
Du 18 janvier au 8 février 2004
INFORMATIONS PRATIQUES
CARNET DE ROUTE
Etape Paris-Guatemala City avec Continental airlines (transit à Houston) transfert directement sur Antigua. (1h de bus).
Antigua
Pour démarrer ce super voyage, un bon petit déjeuner au Café Condosa, sur la place Mayor s'imposait. Il était très copieux, très cher, très touristique mais le cadre est agréable et s'est une bonne entrée en matière pour se mettre en jambe et rattraper le peu de nourriture que nous avons eu dans l'avion ! !(40Q)
Après, visite à la banque Quetzal (meilleur taux) sur la place, elle ouvre à 8h30 et ne prend pas de commission. N'oubliez pas de demander si possible des petites coupures (10 et 50 Q)
Je suis fin enfin prête pour la visite de la ville coloniale d'Antigua.
Des plans de la ville sont disponibles à l'Inguat sur la place Mayor, ça sera plus simple pour vous diriger dans la ville.
La découverte d' ANTIGUA, remarquable et élégante ville coloniale fondée en 1543 par les Conquistadores espagnoles, ANTIGUA a été la capitale de la Capitainerie du Guatemala. Elle est blottie au milieu d'une vallée verdoyante aux pieds de 3 colossaux volcans de près de 4.000 mètres d'altitude.
Depuis 1979, l'UNESCO l'a classée Patrimoine Culturel de l'Humanité. ANTIGUA est un vrai musée en plein air avec plus de 50 édifices civils et religieux en ruine ou restaurés datant des XVII et XVIII èmes siècles.
Elle fut la capitale du Guatemala de 1543 à 1773, date à laquelle un terrible tremblement de terre la dévasta. Figurant parmi les plus anciennes et les plus belles villes d'Amérique, elle a subi pas moins de 16 séismes. Néanmoins, certains bâtiments coloniaux ont résisté, tels :
La cathédrale qui donne sur la place centrale, sa façade est en parfait état, mais coté cour c'est autre chose, les tremblements de terre ont eu raison de cette grande bâtisse. Quelques restaurations sont en cours, mais il reste encore des tas de pierres à reconstituer. Quelques arcs ont été refait à l'identique. Pour avoir une belle vue de la façade et du Parque Central, allez au 1er étage de l'hôtel de ville.
A quelques rues, l'église de San Francisco où se trouve le tombeau de Hermano Pedro. C'est un saint guérisseur. Une anecdote amusante, c'est comme un pèlerinage à Lourdes, si tu reviens guéri, tu achètes devant l'église une figurine en bougie ayant la forme de l'organe qui a été guéri et tu le fais brûler devant la tombe d'Hermano ! ! ! !
Sur le chemin ne manquez pas la Casa Popenoe. Elle n'est ouverte que l'après midi, car c'est maison est encore habitée par les descendants Popenoe. Méticuleusement restaurée cette demeure, vous donnera une parfaite idée de ce qu'était la vie des notables espagnols au XVIIe siècle. Vous découvrirez un pigeonnier, une salle de bain avec une baignoire au raz de sol et un jardin patio digne des jardins de Versailles par la délicatesse et la beauté des arbres et des fleurs.
Entrée 10Q et ça le vaut bien.
Cette ville donne vraiment de flâner dans les rues pavées, les hauts murs et les lourdes portes cachent parfois de magnifiques et vastes demeures coloniales construites autour d'immenses patios.
Arrivé au Convent des Capucines, je suis surprise par le prix de l'entrée 30Q, très cher. Le lieu est charmant, il reste quelques vestiges comme le joli patio et sa fontaine, un autre patio qui desserre les 18 cellules des de retraite des nonnes, fait amusant, chaque cellule possédait ces propres toilettes. Les sœurs capucine avaient même fait installer des baignoires. Le jardin à l'arrière du bâtiment ressemble au jardin de curé et c'est lieu où se retrouvent les jeunes gens pour se compter fleurette.
Une petite porte à l'entrée couvent pivotait pour y déposer des bébés à abandonner.
Pour terminer la balade culturelle et cultuelle, passez à l'église de la Merced, très hispanique et peinte en jaune et blanche. De cette église vous apercevrez le volcan agua et un arc jaune qui servait de passerelle entre les 2 couvents de chaque coté. Aujourd'hui, c'est un bel hôtel de charme. C'est plus lucratif que quelques bonnes sœurs quand même ......
Le dimanche, le Parque Central se transforme en un vaste marché, destiné aux touristes. Mais, je n'y étais plus.
Profitez de cette balade pour vous égarer dans les rues de toute façon, c'est impossible de se perdre. Un peu à l'extérieur du centre, vous découvrirez les faubourgs de la ville avec tous les commerces pour les habitants, magasins de bricolage, d'électro ménager, de nourriture, le marché artisanal et le marché fruits et légumes.
Si vous voulez vous faire une idée sur les différents habits des villages des hauts plateaux et tout l'artisanat que vous allez découvrir plus tard, allez faire un tour dans un entrepôt énorme d'artisanat qui s'appelle Nim P'ot (50 ave Norte), cela vous donnera une idée sur les prix pratiqués.
Au sud toujours en errant dans les rues, vous déboucherez sur le « parque l'union », cette place tranquille, entourée de palmiers possède un très beau lavoir où les femmes se pressent pour laver leur linge. C'est magnifique pour les couleurs mais pas pour leurs mains et leurs dos .....
Endroit sympathique pour aller dîner, le Rainbow Café, l'ambiance est sympa, il y a un café Internet et si vous manger là bas, vous avez droit à 25mn d'internet.
Le soir, les rues sont désertes, et il n'y a plus que les touristes qui circulent. Les Guatémaltèques ont déserté la ville sûrement trop chère pour eux.
Si les conditions de sécurité le permettent, vous pourrez faire l'ascension du volcan Pacaya (2 552 m), dans les environs d'Antigua. La grimpette est certes longue et fatiguante mais il n'y a aucun passage difficile. Une fois au sommet, le spectacle est fabuleux : environ toutes les 15 minutes, un grondement emplit l'air et fait trembler le sol puis une colonne de pierres et de fumée jaillit du volcan, suivie d'un jet de lave. C'est extraordinaire ! La descente se fait en courant sur les talons, aussi vite qu'une descente à ski ! Cependant, soyez prudent ; les agressions sont fréquentes sur la route qui mène au sommet et Pacaya est tout sauf un volcan assoupi. Encore une fois, renseignez-vous bien avant de partir. (Prévoir des chaussures fermées résistantes, la fin est un peu beaucoup raide et se fait dans les scories + prendre un Kway (risque de pluie) et un foulard pour se protéger des émanations de soufre.
D'après certaines personnes rencontrées, la fatigue n'en faut pas la chandelle...et moi je me suis dégonflée
En route pour Solola - Panajachel
Avant de partir d'Antigua, un bref passage à l'ancien couvent du 17è s « Santo Domingo » qui est maintenant un très bel hotel de luxe.
Sur le chemin de Pana, nous visitons une finca « exploitation de café » qui pour faire connaître leur métier aux touristes à créer le musée du café et un musée consacré aux instruments de musique. C'est assez bien présenté et expliqué et en plus il y a une salle de cinéma où vous découvrirez un diaporama sur le pays. C'est une très bonne entrée en matière. A voir.
Pour aller vers le lac, nous prenons pour la première fois la Panaméricaine, grande route qui traverse toute l'Amérique centrale et du sud pour se terminer au Chili.
Sololá attire les paysans et les artisans des environs le vendredi, jour du marché et le mardi. Mais il est préférable de ne pas arriver comme nous vers 16h. Dans ce cas vous n'assisterez qu'au remballage. Il paraît cependant que c'est un très beau marché et assez typique. Nous assistons à un va et vient incessant de chicken bus, qui ramènent les paysans dans leurs villages.
En contrebas du village, le cimetière très coloré a une vue imprenable sur le lac. En se promenant dans les rues, je vais la connaissance de 2 jeunes filles qui préparent sur un rythme effréné les tortillas sur des plaques au feu de bois. Je m'essaye à ce travail mine de rien très compliqué. La pâte à base d'eau et de farine de blé ou de mais colle à mes doigts. J'arrête au bout de 2 galettes.
La route de Panajachel (8 kms en lacet) est magnifique, elle surplombe le lac. Il faut savoir qu'il est préférable de découvrir le lac le matin, car l'après midi les volcans sont cachés par la brume et le vent s'est levé sur le lac.
Quelques endroits à ne pas manquer : La Boulangerie Delipan faisant des petits gâteaux très bons, dans la rue Los Arbores (le vieux quartier). Les restaurants se vallent tous et pour acheter allez dans la rue Sandander (Magasins de hamacs, tissus et toutes autres babioles ) Un Hamac en coton vaut à peu près 150 Q/pièce.
Même si Panajachel est surnommé Gringotenango (la ville des gringos), ne vous privez pas du plaisir de vous y détendre un ou deux jours. Située au bord du lago de Atitlan, ce village à l'atmosphère très "côte d'Azur", bons restaurants, cafés sympathiques avec terrasses où paresser au soleil en observant l'animation de la rue centrale « la calle Sandander ». De plus, le lac est magnifique et vous pourrez explorer les villages alentour, échappant ainsi à la foule des "gringos".
Balades des villages autour du lac
Si vous n'avez pas trop de temps, il faut faire une sélection. La notre n'est sûrement pas la meilleure
Les habitants de Santiago Atitlán, de l'autre côté du lac, célèbrent le culte du Maximón et portent des costumes superbement brodés, mais j'ai trouvé que le village n'avait pas spécialement du charme. San Simón ou Maximón (selon les endroits, le nom change) est une idole vénérée, depuis un temps non connu, par les indigènes de certaines régions des hauts plateaux du Guatemala. Les rites et les cérémonies autour de ce personnage sont réellement déroutants pour une personne dite "raisonnable". Vous verrez, il boit et fume... Les fidèles lui parlent, lui baisent la main.
Le marché couvert à coté de la place du village et donc de l'église, est vraiment un marché local. Vous y trouverez par exemple toutes les perles de rocaille, qui servent à faire les colliers, vendues au poids. Après une traversée du lac de 30 minutes, vous accédez au village de San Antonio Polopo. C'est un village installé sur un flan de colline, ils cultivent essentiellement des oignons, de l'ail et du mais. En circulant sur les chemins en pente, vous apercevrez des métiers à tisser dans chaque maison, et les habitants vous inviteront à entrer pour regarder leur travail et acheter si le cœur vous en dit. Au milieu du village se tient l'église. A cet endroit la vue est magnifique sur le lac. Après l'église le chemin est très abrupt sur 500m et redescend vers l'embarcadère. Un saut de bateau plus loin, se tient Santa Catarina Palopó. Vous trouverez 3 restaurants sympathiques à l'embarcadère. Vous verrez les villageoises tisser leurs beaux vêtements et vous explorerez le village, suivi par une marmaille empressée. Si vous en avez marre du bateau, repartez à pied vers Panajachel. 4 Kms de route goudronnée avec une belle vue pour éliminer toutes les fritures, frijoles, et autres gâteaux que vous avez ingurgités depuis votre départ ! ! !
Je regrette de ne pas avoir eu le temps de visiter San Pedro La Laguna qui est le point de départ pour l'ascension du volcan de San Pedro. C'est un village à la mode, mais d'après toutes les personnes que j'ai rencontré, Il est très vivant et coloré. Santa cruz est sauvage et assez retiré.
Un conseil aussi, si vous voulez faire plaisir, pensez à apporter des stylos, casquettes, des échantillons de parfums, du maquillage etc. pour donner aux enfants et femmes. En plus, cela vous servira si vous voulez prendre des photos et ne pas payer des Quetzals.
Chichi - Xela (prononcé Sheila) ou Quetzaltenango
Départ à 7h, la route est sinueuse car on passe plusieurs chaînes de montagnes, je ne peux pas vous dire si elle est belle, pendant 3 h j'étais un peu souffrante ! ! ! L'arrivée à Chichi est impressionnante, les chickens bus déversent des vagues colorés d'indiens venant vendre leurs produits. Malgré la foule de touristes qui se précipite à Chichicastenango le dimanche et le jeudi, ne vous privez pas du spectacle de ce grand marché haut en couleurs. Les paysans des environs s'y rassemblent et, le dimanche, les cofradias (confréries religieuses) défilent en procession à la fin du marché, accompagnées de pétards et de musique. Les marches de l'église Santo Tómas sont occupées par les marchandes de fleurs, les shamans font brûler de l'encens sur le parvis tout en récitant leurs incantations et la nef est jonchée de bougies et d'offrandes, disposées selon un ordre correspondant aux rites mayas. Outre les produits vivriers, le marché offre une débauche d'artisanat ; n'oubliez pas de marchander ! Le nombre d'échoppes est tellement important, que tous les marchands ne doivent pas faire tous les jours des ventes.
Par contre, ce marché est en premier un marché local avec des commodores, des stands de laine, nourriture, tissus et autres articles usuels. Une halle couverte est attenante.
C'est à l'occasion des visites des marchés dans les hautes terres, que l'on découvre la finesse et les détails des tissages qui en font de véritables oeuvres d'art. Ce sont les Indiennes des villages qui apprennent à tisser dès l'âge de 10 ans. Les motifs et les symboles, tissés et brodés sur les huïpils s'inspirent de la mythologie maya. Chaque village a ses propres symboles.
Toutes les couleurs sont représentées, les femmes portent de longues jupes avec des huipils au couleur et broderies de leur village. Les hommes quant à eux sont moins habillés typiquement mis à part au village de Todo Santos.
Durant ma balade à l'intérieur du marché, des petites filles toutes endimanchées essayent et arrivent à me vendre toutes leurs babioles (colliers, poupées magnets, melons, gâteaux etc. ...). J'ai donc acheté plus de 15 petites poupées à 3 Q et donnés quelques échantillons de parfum ! ! Se sont des petits cadeaux sympathiques et légers. En plus de tout ça, un morceau de tissu à 70Q. 4h00 plus tard, je suis fatiguée mais contente d'avoir été au marché de Chichi. Il est aussi très sympathique de marcher vers le cimetière très coloré, il est situé un peu à l'écart du village. Je n'ai pas été voir le culte de je ne sais pas quoi en haut d'une montagne. Voir égorger un coq de m'attire pas trop.
Départ pour Xela, en route un arrêt à San Andres Xecul. On découvre une église magnifiquement colorée en jaune et ornée de figurines. L'arrière du bâtiment est quant à lui non peint. Ce détour est indispensable si vous souhaitez découvrir le pays.
Xela n'est vraiment une ville engageante, banlieue sale, centre dénué d'intérêt, mis à part la place centrale et son église. Un mac do est à votre disposition, une boulangerie Xelapan à coté (petits gâteaux et pains) et La lûna un endroit sympathique que prendre un chocolat chaud. Pour le reste fuyez ! ! Ce n'est vraiment qu'une ville étape. Si vous avez la posibilité ne vous y arrêter pas.
Almolonga - San Fransisco El Alto - Huehuetenango
Situé à 30 minutes de Xela, Le marché de grossistes d'Almolonga est tout simplement merveilleux. Tout est réuni pour que vos yeux explosent de voir tant de beautés. D'abord, peu de touristes, one point, des tenues toutes très colorées et différentes, des légumes d'une taille plus que transgéniques (il paraît qu'ils ne mettent pas de pesticides ...) et des fleurs toutes plus colorées les unes des autres et en plus odorantes. 2 pellicules m'ont été nécessaires pour immortaliser ce vendredi.
Nous revenons en arrière pour atteindre, San Francisco El Alto, perché à 2 610 m, au-dessus de Quetzaltenango,. A l'instar des villages du pays Quiché, ce village prend vie le vendredi, jour du marché. Bien moins touristique que celui de Chichicastenango, il en émane une plus grande authenticité. C'est surtout un marché aux bestiaux. Il se trouve en haut d'une colline qui domine le village avec l'église et toutes les ruelles attenantes ou grouillent toute une foule. Il faut jouer des coudes pour passer dans les allées et vous mettrez dans le meilleur des cas 15 mm pour descendre jusqu'à l'église, point central du village. C'est un marché local de fruits et légumes, vêtements, objets usuels etc...
En bas du village, la gare des chickens bus, qui déversent un flot continu d'indiens avec baluchons, animaux et autres à vendre ou acheter sur le marché.
Vers 3h, nous reprenons la route pour HueHuetenango, ville étape pour aller à todos Santos.
La place centrale est sympathique avec son jardin et son église, elle est assez bruyante mais mise à part ce centre, elle est sale. Pour passer le temps, aller au café Internet, c'est pas trop cher.
Le samedi à Todos Santos
Pour arriver à Todos Santos Cuchumatan, un extraordinaire village caché au creux d'une vallée, il vous faudra Après 3h pour 43 km d'une route spectaculaire, sinueuse et raide à travers les Cuchumatánes avec une vue sur les volcans du Mexique et du Guatemala, Mais avant d'arriver, vous passerez différents paysages, montagnes, plaine, forêt, vous aurez eu mal au cœur, vous aurez été émerveillé par tous les villages dans la plaine, la pauvreté de ces habitants. Et pourtant, le canton de Todos Santos est riche. Car plus de 60% d'habitants jeunes ont immigré aux US et envoient 150€/an à leur famille. Toutes les maisons qui se construisent appartiennent aux immigrés US.
Il est préférable de prendre les photos le matin, l'après midi la brume envahie les cimes des volcans.
Pensez à arriver assez tôt, le grand marché du samedi se termine vers 13h. C'est un marché local qui attire tous les Indiens des environs. C'est pour eux, le moyen de se retrouver, de vendre leurs produits et de se montrer dans leurs beaux costumes traditionnels, pour les hommes pantalons rayés rouges, surpantalons (faisant office de cache sexe) et chemises rayées bleues avec un chapeau rond, pour les femmes toujours le Wipil, une jupe foncée et le chapeau rond.
Costumes variés et chatoyants, l'artisanat différent de ce que vous avez déjà vu, hommes de Todos Santos déambulant le fusil sur l'épaule tout en crochetant de superbes sacs aux couleurs vives, paysage âpre encore marqué des cicatrices du tremblement de terre de 76, vous serez ébloui et séduit par ce village loin de tout.
Fait amusant, le grand plaisir des hommes est de rester toute la matinée sur la place centrale en hauteur et de regarder le va et vient de la rue principale. Vu de l'arrière on voit des postérieurs sobres. L'après midi la tenue des hommes est moins élogieuse. L'alcool est vraiment un fléau, et nombre d'hommes se retrouvent allongés à même le sol et inconscients.
Danses de couleurs et de scènes inoubliables. Vous serez fascinés par ce festival de paniers de légumes qui se baladent sur la tête des indiennes. La terre, volcanique dans cette région donne d'excellents produits, d'une grosseur peu coutumière, tels que radis, carottes, choux verts, patates, oignons et brocolis. Vous ne verrez pas trop de touristes car ce village est assez retiré et souvent il ne fait pas beau. Pour ma part, le temps est splendide et j'ai profité pleinement du marché, du village et de ma visite au cimetière si coloré.
Pour déjeuner, aller à la Casa Familia, ils font aussi hôtel, leur terrasse domine le village et leur pain à la banane est tout simplement divin.
Sur le chemin du retour, arrêtez-vous dans les villages qui sont sur la route et marchez quelques Kms. Vous découvrirez leurs maisons, leurs métiers à tisser, les jeux des enfants. Dès que vous êtes à l'extérieur du village, la pauvreté est de nouveau visible. Pensez à apporter des petits cadeaux (dit regalo en espagnol) pour les enfants et leurs parents.
Les différents groupes ethniques mayas du Guatemala pratiquent encore de nombreuses traditions et rites ancestraux. Malheureusement, pour de nombreuses raisons, ces coutumes et croyances tendent à disparaître. Durant votre séjour sur les hauts plateaux, vous découvrirez, souvent hors des sentiers battus, ces scènes uniques et parfois étranges.
Etape Monterrico sur le Pacifique.
C'n'est pas vraiment indispensable, restez plus longtemps autour du lac Atitlan, si vous le pouvez...
La route est longue plus de 7h, pour atteindre Monterrico avec ses plages de sable noir au caractère sauvage. A 25Kms nous passons un bac (50Q pour un bus) avec toute la classe fortunée qui va aussi à Monterrico, station balnéaire en vogue ! ! ! ! ! !
En fait, c'est un village de pécheur sale et sans intérêt, mis à part, la ponte des tortues entre décembre et janvier et les mangroves.
Pour ma part, ce fut du temps perdu. J'ai trouvé un café sympathique « Johnny's place » avec des hamacs devant la plage et j'y suis rester toute la journée. Déjeuner complet pour 44Q.
Arrivée à Copan en Honduras
5h de route en comptant l'arrêt à la frontière, mais en chemin nous décidons de gravir à 13h le volcan Ipala qui culmine à 1650 m Il nous faudra 1h. C'est une expérience pénible et suffocante, le dénivelé est de 1000 m sur un chemin de Cailloux, mais satisfaction à l'arrivée de découvrir dans le cratère un magnifique lac. Consommation 2 l d'eau ! ! !
Arrivée à la frontière hondurienne, un panneau nous explique que la douane n'est pas corrompue et que si on veut essayer, il faut aller voir ailleurs. Fait amusant car si on veut passer rapidement (c'est à dire moins d'une heure), il en coûte 30Q/personne.
Vous pouvez tout payer en quetzal, La monnaie locale s'appelle le lamparos. Et 2 Lp pour 1 Q.
Le village Copan Ruinas est à 12km de la frontière, il est propre et ressemble à s'y méprendre à Trinidad. Rue pavée, façade colorée, petite place centrale avec son église blanche.
Les ruines se trouvent à 1 km de là.
Ce n'est pas les restaurants qui manquent, nous avons choisi le Vamos a ver, très sympa et copieux. 50Q.
Les ruines Copan
Entrée 10$ et musée 5$.
Le mieux est de commencer par le musée qui est magnifique et après de visiter les ruines. Attention aux insectes, ça pique fort....
De très beaux perroquets se trouvent à l'entrée du site et pose pour les photos.
Visite de l'exceptionnelle cité maya qui est classée patrimoine de l'humanité.
COPAN est surtout réputée pour ses stèles et ses monuments sculptés. Visite guidée des acropoles, du somptueux escalier constitué de 2.000 hiéroglyphes, du parfait jeux de balle et de la plazza mayor avec ses extraordinaires stèles en haut-relief. Elles sont magnifiquement bien conservées.
Peu à peu, les stèles originales sont remplacées par des copies et prennent place dans l'instructif musée près du site. La plupart des stèles de la Plaza Mayor représentent le roi 18-Lapin et Fumée-Jaguar dont vous entendrez beaucoup parler lors de la visite.
L'après midi, nous prenons un pick up pour découvrir la montagne hondurienne et aller à des sources chaudes (quand même 35°). Le paysage est superbe, la végétation luxuriante et très vallonnée. On traverse quelques villages ou les habitants sont vraiment contents de nous voir.
C'est impressionnant de voir une rivière avec des vapeurs d'eau, les bassins sont propres et on à l'impression de se croire dans l'eau du bain.
Retour sous la pluie
Dîner au Tukul, ambiance musicale et australienne. 40Q très bon et copieux.
Vers Quirigua - Rio Dulce
3h de route pour arrivée à Quirigua.
Visite du prestigieux site maya de Quirigua connu pour ses stèles monumentales. Ce site a été utilisé de 751 à 806 Après JC.
Ce site est très concentré en superficie, mais faites vraiment attention aux moustiques, même dans la journée ils sont virulents.
A quelques minutes de la route de l'atlantique, le détour au site maya de QUIRIGUA vaut la peine. Il est remarquable pour ses immenses stèles sculptées. Les plus hautes stèles connues dans la Mesoamérique se trouvent dans ce site. La plus imposante mesure 10,67 m et pèse 65 tonnes.
Ce site est entouré de bananières, une usine del Monte est à proximité pour empaqueter.
Il n'y a rien pour déjeuner aux alentours, prévoir votre casse croûte.
Arrivée à Rio Dulce, ville sans intérêt, nous dormons dans un gîte écologique, au bord des marécages et de la rivière, C'est l'Hacienda Tijax, les moustiques sont au RV. C'est une horreur.
Livingstone
Avant d'aller en bateau rapide à Livingstone sur le Rio Dulce, nous passons visiter le charmant château Del Castillo, situé sur une île. Il est très bien entretenu et rénové après le tremblement de terre. Sur le chemin nous passons par l'île aux oiseaux, parc naturel avec différentes espèces comme les cormorans, les frégates, iguanes, pélicans, hérons blancs. Reposant et magnifique.
Le long des rives des énormes falaises de + de 60 m encastrent la rivière, de nombreux pêcheurs attendent le poisson.
Sur la côte caraïbes, au nord de Puerto Barrios, Livingston n'est accessible que par voie maritime ou fluviale. En débarquant, vous serez surpris de découvrir ces Guatémaltèques noirs parlant aussi bien l'espagnol que le garifuna et souvent l'anglais. Musique, nonchalance et chaleur sont les principaux attributs du lieu. Si la mer est chaude, les plages sont quasi inexistantes et encombrées de détritus. La jungle vient s'écrouler dans la mer.
Cette région est habitée par une majorité de noirs descendants d'esclaves africains: les GARIFUNAS.
L'atmosphère dans ce lieu est assurément plus antillaise qu'indigène. Un autre pays, quoi ! Rencontre de la population et de son ambiance singulière. C'est aussi ça le Guatemala, plein de contrastes dans les vêtements mais aussi dans la musique et dans la couleur de la peau.
Le bord de mer est assez sale, les pêcheurs font sécher le poisson sur les berges, ça put vraiment.
Déjeuner au Bahia Azul sur la rue principale. Très bon service et copieux. Vous pouvez aussi acheter pour goûter des pains à la banane ou au coco, ou des beignets de bananes.
Pour qui aime les langoustes, dîner au « Happy Fish » toujours sur la rue principale.
Il paraît que cette ville est dangereuse, pour ma part, je n'ai pas ressenti cette impression.
Flores
Avant le départ pour Flores, Petit déjeuner au MC tropic, (c'est le coté qui n'est pas soleil le matin ! !). Retour très rapide en barque à Rio Dulce avant de prendre le bus pour partir pour Flores.
Sur le chemin une halte très sympathique dans un jardin botanique à Poptûn, où le propriétaire nous a tout expliqué sur l'usage des plantes du Guatemala dans la médecine. En plus, ce jardin possède un restaurant très bio et agréable ou vous pourrez vous détendre
FLORES, petite ville, située sur une presqu'île est le chef-lieu du département du PETEN (signifiant 'terre isolée' en langue maya).
C'est dans cet univers hostile à l'homme que les Mayas choisirent de fonder leurs grandioses centres de cérémonies. Cette ville est très agréable, les rues sont pavées les maisons de couleurs pimpantes, une place centrale avec son église style espagnol. C'est paisible.
Ce fut une petite ville, on j'ai eu envie de prendre le temps et j'ai donc testés pour vous quelques endroits :
« La Luna » joli patio avec bougainvilliers, la glace à la vanille avec des mures chaudes est un délice.
Le « Las Puertas », lieu en vague, copieux mais sans plus.
Hôtel « the Union », vue sur le lac, lieu très sympathique, copieux, bon et la pina colada inoubliable
Hôtel Peten pour prendre un verre vers 17h vue sur le coucher de soleil et en plus l'hôtel possède une piscine intérieure.
Maya Princess, carte très originale, excellente, et prix abordables. N'hésitez pas.
Ceibal - jungle
100 kms nous séparent de Sayaxché, étape pour aller à Ceibal dans une longue pirogue assez spacieuse. Les berges sont agréables et au gré des 2h de promenade sur le Rio Passion, nous découvrons toutes sortes de scènes de vie quotidienne, laver le linge, se laver, des pirogues navettes, des animaux comme les pélicans, les toucans, tortues ou les crocodiles qui paressent au soleil ou viennent se désaltérer (et oui c'est vrai !!!).
Arrivée à l'embarcadère de Ceibal, 20 mm de marche et le premier contact avec la jungle du Petén. Attention donc aux moustiques.
Le site est en pleine jungle, quelques stèles sont assez bien conservées, il reste encore pas mal de lieux qui restent à découvrir (les monticules de terre en sont la preuve vivante). Tout au long du parcours, nous entendons des singes hurleurs qui poussent des cris à faire frémir les plus courageux.
Dans cette forêt tropicale, existent plusieurs centaines d'espèces d'arbres parmi elles le ramón, le ceiba qui est l'arbre sacré des mayas, l'hormigo servant à fabriquer les touches de la marimba, le xate qui est une plante ornementale dans nos pays. Plusieurs heures de visites seront nécessaires pour apprécier et pour comprendre (un peu) l'histoire, les croyances et le mode de vie des Mayas et de ses grandes cités mystérieusement disparues dans le courant du 10 ème siècle après JC.
Nous reprenons la barque en chemin inverse, avant de reprendre l'autre bras de la rivière qui nous amène sur la lagune Petexbatun, endroit où notre lodge est situé.
La soirée et la nuit seront assez lugubres pour ma part, le site pourrait être majestueux, mais l'humidité, les bruits continuels des singes hurleurs, le générateur d ‘électricité qui coupe à 21h et les araignées omni présentes. Je ne suis vraiment pas Robinson Crusoé. BONNE NUIT
Visite d'Aguateca sur le lac Petexbatun,
Aguateca est le dernier site qui vient d'être découvert, une mission japonaise a dégagé quelques temples. Mais le plus impressionnant dans ce site, c'est la beauté de son environnement et la faille calcaire de quelques centaines de mètres qui se longent (attention ça glisse).
Retour à la civilisation à Flores ouf !!!!!!
TIKAL et La jungle du Peten.
Pensez à vous lever le plutôt possible pour visiter Tikal. 1h de route vous sépare de cette excursion fantastique dans la jungle. Tikal est entouré de t la forêt tropicale. La nature vous dévoilera ses plus belles espèces d'arbres: acajou, cèdre, chicozapote, indio desnudo, corozo utilisé pour la fabrication du savon, l'arbre à poivre et le fameux matapalo qui signifie "l'arbre qui tue".
Depuis de nombreuses années, les chicleros (récolteurs de la sève du chicozapote -hévéa- servant à la fabrication du chewing-gum) et leurs familles habitent les alentours du site. Le village s'étend des 2 côtés d'une ancienne piste d'atterrissage construite en 1928. Les chicleros l'utilisaient pour emporter le chicle à Flores. A l'époque, il n'y avait pas de route.
TIKAL: chef-d'œuvre le plus fantastique de la civilisation et de l'architecture maya, la plus grandiose cité du Mundo Maya. Entrée du parc de 50Q.
Les archéologues ont répertorié environ 3.000 structures sur une superficie de 16 km2.
La visite dans l'ordre du complexe Q, avant l'arrivée majestueuse au temple IV, il faudra gravir une centaine de marches et la vue du temple du serpent à 2 têtes s'offrira à vous. C'est tout simplement grandiose. C'est l'édifice le plus haut de Tikal, 70m. vue sur la foret et les quelques temples qui pointent le bout de leur pyramide....Puis en route pour le monde perdu, le temple III, Puis la place des 7 temples, le temple V qui vient d'être rénové, il en faudra 70 marches très raides pour accéder au sommet, un vertige impressionnant mais une vue tout aussi fantastique. (la plus belle pour moi).
Et après dans l'ordre : l'Acropole central, la grande place, le temple I, l'acropole nord.
En conclusion, prévoyez au moins 6 h pour apprécier ce lieu magique et prendre le temps de découvrir les animaux de cette jungle.
Déjeuner au Comodor Jungla pour 30Q, menu standard et copieux.